15 KM de Liège Métropole 2026

[21h15] À l’heure où l’IA est utilisée par tout le monde et pour tout, je trouvais que c’était d’autant plus pertinent de dédier du temps à écrire un compte-rendu de course que quasi personne ne lira. Ce n’est pas l’éloge de la lenteur, simplement une façon se prendre du temps.
L’avant course
Deux semaines après les Crêtes de Spa, voilà déjà un autre objectif relativement important de la saison. Pour cette distance, 15 km, j’ai toujours tendance à penser que rien ne peut nous arriver. Idem pour les semi. Autrement dit: si on part trop vite, ce n’est pas trop grave, au pire ça prendra 1h30 pour arriver.
Ici mon objectif était une fois de plus trè simple: améliorer mon meilleur temps, lequel datait tout de même de 2015 (ma dernière participation à cette course). Pour donner un peu de contexte: à l’époque j’habitais à Palma, et j’étais venu en Belgique quelques jours, avant de mettre le cap sur l’île de La Palma (dans les Canaries) pour courir la Transvulcania. J’étais super affuté (pour l’ultra), et donc pour les 15 K j’avais vraiment fait ça tranquile, sans montre ni rien.
[21:25] je viens de perdre quelques minutes à chercher sur Strava si je retrouvais l’activité. Et aussi perdu quelques secondes à mettre des likes à tout le monde.
Bref, une course terminée en un peu plus d’une heure. Cette fois-ci, en plus de battre mon temps, j’avais aussi un objectif plus précis: le faire en à du 3'40’’/km de moyenne. 55 ou 56 minutes, ça me semblait raisonnable. Même une heure c’était bien.
La course
Je pensais venir en train mais finalement je préfère la voiture avec mon frère. Coup de chance car le train de Verviers avait été supprimé. Petit échauffement, 3 km bien lents, et puis on va se placer au départ. Je le dis tout le temps mais tant pis: je déteste les départs. Il devrait y avoir plus de sas, plus de sécurité. Ici c’était un peu un entonoir et donc la danger était là.
10, 9, 8 … et boum, coup de pistolet du bourgmestre, c’est parti. Très très lentement. Il y a trop de gens devant, ce n’est pas possible. Je commence à bien tracer. Je regarde un peu la montre, ça met du 3'20’’/km, trop vite mais que faire? Ralentir? Non, il faut sortir de ce merdier.
On arrive vite à la première côte, et déjà ça relentit fort, très fort, j’en profite pour dépasser, même si je ne vais pas hyper vite non plus. Devant il y a des petits groupes mais plus trop de monde en vue. Dans les descentes j’en profite pour tirer un peu plus. J’ai en tête que les Guillemins sont environ à 6 km. Quand on y arrive je me dis que non, ça ne pourra pas aller toute la course comme ça.
On suit le chemin que je prends très souvent pour rentrer du bureau vers la gare, donc mentalement c’est facile. On passe la Meuse, puis on tourne à droite le long de l’Ourthe (ne me demandez pas les noms des rues). Il y a un gros groupe qui me dépasser, c’est la première dame. Impresionnante allure qu’ils ont! C’est sans doute moi qui ai relenti. Ou pas? J’arrive un peu à me relancer, un petit gel dans l’estomac. Puis une faille spatio-temporelle: à combien de kilomètres est-on? Aucune idée.
21:36 Ma montre indique (déjà) 12 km. Plus que trois… ou plus que deux, vu que parfois cette course fait 14.2 km. Ça fait déjà quelques kilomètres que j’ai super mal aux épaules. J’essaie de courir plus détendu, ça passe. Puis je me tape une pointe. Une quoi?? Une pointe, j’ai l’impression que c’est ma première depuis des années. Comment je vais faire pour que ça passe? Respirer par le nez? Ça passe pas. Est-ce que je peux courir à cette allure pendant 3 km?
Ouf, voilà le pont de Fragnée. Je vois où est l’arrivée, mais pourquoi on va à gauche alors? OK je comprends. J’arrive à relancer, je ne sais pas si on va vite ou pas, en tout cas on ne se fait pas trop dépasser. Je suis avec un gars ULiège, j’essaie de l’encourager mais pas aussi fort que d’habitude car je suis limite.
Nous voilà bientôt sur la passerrelle, 14.4 km selon la montre, aucune idée du temps car il n’est pas affiché. On verra bien après. Je suis pas loin de la deuxième dame, tout le monde l’encourage donc elle accélère. Je pense décrocher sauf que c’est le contraire qui arrive. Plus qu’un virage à 180° et on y est. 55 minutes et quelques secondes. Mission accomplie.
L’after
On retrouve les amis quelques minutes plus tard: Joël, Naïm, Philippe, Mars, Tommaso, Sylvain, Christophe, … assez miraculeux qu’en si peut de temps on se croise au même endroit. J’avale une petite quinzaine de biscuit dont j’oublie momentanément le nom… ça finit par A… des … ça reviendra. Sultana!!
Quelques minutes plus tard, on est déjà dans la voiture de Naïm, destination Verviers et la piscine, pour une 2° partie de journée bien intense qui m’aura presque fait oublié la course.
]21h46] 30 minutes déjà écoulées pour écrire ce petit compte-rendu. Peut mieux faire.