Transvulcania 2013 đźđš (2/2)

7. Punta de los Roques (2040 m)
Pas officiellement un ravitaillement, mais on nous y attendait quand mĂȘme avec de lâeau. Un des bĂ©nĂ©voles au tĂ©lĂ©phone: âquâest-ce qui boivent ces gars-lĂ . Tu leur mets des tonneaux de vin et sĂ»r quâils te les videntâ. A partir de ce point-lĂ , il nous reste environ 400 de D+ jusquâau sommet. A priori facile, seulement câest une alternance de montĂ©es et de descentes qui nous attend. Pour info, il est possible de passer la nuit dans ce refuge.
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| Punta de los Roques. |
8. Pico de la Nieve (43 km, 2332 m) et Pico de la Cruz (47.5 km, 2351 m)
On est dans la partie âmontagneâ de la course, et ça fait mal. On voit que les Canariens ont lâhabitude de sâentrainer sur des dĂ©nivelĂ©s comme ceux-ci, ça manque un peu en Belgique, et Ă Majorque aussi dâailleurs. Les 5 km qui sĂ©parent les ravitos sont dĂ©licats, heureusement on est Ă©pargnĂ© par la chaleur. Au Pico de la Cruz, un gars nous offre des morceaux de pomme quâil vient de dĂ©couper, ça fait plaisir. Le sommet de lâĂźle, le Roque de los Muchachos nâest plus trĂšs loin. Câest Ă ce moment lĂ que les ennuis commencent pour moi: douleurs dans les adbos.
9. Roque de los Muchachos (57.8 km, 2426 m)
Ă nouveau une super ambiance lĂ -bas. Les derniers km avant dây arriver, on pouvait y entendre des cris, de la musique et des applaudissements. Sur place, câest lâabondance de nourriture et de boissons. Certains en profitent pour sâassoir et manger avec les amis et la famille venus les encourager. Je cherche un mĂ©decin puis me dis: âmerde, ça passera, continue.â Dans ma tĂȘte je sais que je finirai la course: il reste ~20 km de descente, puis 6 km de montĂ©e.
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| View of the main peaks of the Caldera. |
10. Descente vers la Torre del Time (71 km, 1160 m)
14 km nous sĂ©parent du prochain ravitaillement. Facile, ça descend, sauf que la douleur au ventre se fait plus forte. Pas possible de courir. Je mâarrĂȘte de trĂšs (trop) nombreuses fois, pour que ça passe, et jâenlĂšve mon short un peu trop serrant au niveau de la taille, sans effet Ă©videmment. Il y a tellement de coureurs qui me dĂ©passent que ça me dĂ©goute. Pffffffffff. A la Torre del Time, une infirmiĂšre me donne un ptit mĂ©doc contre les maux de ventre. No effect. Faut continuer.
11. Descente vers la Tazacorte (77 km, 0 m â> câest la plage!!)
20 km de descente, super technique par endroit, câest long. Et chiant. En courant ça passe, en marchant, ça prend une plombe. Mais Ă force de marcher, jâai rĂ©cupĂ©rer mes jambes. A un point de contrĂŽle, une autre infirmiĂšre dit que jâai sans doute consommĂ© trop de sel (gels etc) me propose une pomme et me dit: âje vois bien que tu es encore fraisâ. Moi je le dis: âben oui, ça fait 15 km que je marcheâ. Je continue alors la descente tout en mangeant sa pomme, et miraculeusement, ça va mieux petit Ă petit: plus de douleurs, et surtout une envie de courir! Pendant les derniers km de descente vers le port, je redĂ©passe pas mal de coureurs cuits, car il fait de plus en plus chaud. Jâarrive au ravito pratiquement en sprint, et visiblement ça faisait plaisir au public. 2-3 minutes pour reprendre de lâeau, et câest parti.
12. Montée vers los Llanos de Aridane (83.3 km, 340 m)
Cette derniĂšre montĂ©e, je crois que beaucoup la haĂŻssent. Les jambes sont en mode descente, et tout dâun coup il faut se retaper 340 m de D+ sur des chemins assez durs, et sous une chaleur Ă©touffante. Toujours sous lâeffet de la pomme magique, câest avec plaisir que jâaborde les derniĂšres montĂ©es, et redĂ©passent encore quelques-uns. Sur le bord de la route, un coureur Ă cĂŽtĂ© dâune ambulance, visiblement victime dâune entorse. Lui il veut finir, mĂȘme sur une jambe, mais eux ne sont pas du mĂȘme avis. Au final je ne sais pas sâil a dĂ» abandonner, mais si ça avait Ă©tĂ© un pote, je lâaurais aidĂ© Ă finir. Ăa aurait pris 2 heures pour faire 5 km, mais il serait arrivĂ© au bout.
Juste avant la derniĂšre ligne droite, un groupe du public balance des seaux dâeau sur les coureurs qui le souhaitent. Ăa fait du bien. Derniers km, enfin du plat, je recommence Ă courir, un peu trop vite, mais pas grave, je remarcherai un coup et ça ira, du moins, câest ce que je croyais. Il y a encore un monde de dingue, et comme toujours, ça leur fait plaisir quâon court, donc je continue, de peur de me faire lyncher đ La ligne dâarrivĂ©e est au fond, je la vois âŠ, et non, il faut encore tourner vers le centre et faire 200 m. Pour lâhonneur, Ă fond! Je passe la ligne dâarrivĂ©e, Ă la limite de gerber, mais finalement en bien meilleur Ă©tat que beaucoup. 1-2 minutes de rĂ©cupâ et ça va, reste plus quâĂ profiter.
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| Finish line in los Llanos de Aridane. |
12h50 de course: objectif atteint (faire mieux quâil y a 3 ans), mais malgrĂ© tout un peu déçu ne pas avoir pu faire mieux Ă cause de ces douleurs. Pour une fois que je pensais avoir bien gĂ©rĂ© la nourriture et les boissons⊠sans doute trop de minĂ©raux dans leurs boissons, rien de tel que lâeau dans ces cas-lĂ . Je me sens obligĂ© de revenir lâannĂ©e prochaine pour faire mieux (moins de 12 heures), mais ça on verra.
Pour terminer je me permets de joindre le splendide diplĂŽme fourni par lâorganisation. Je nâai pas manquĂ© dâen coller une copie dans mon bureau, non pas pour me vanter de cette course, mais juste pour me rappeler tout ce quâils mâont fait ch*** (et le font encore) avec leurs histoires dâhomologation de diplĂŽmes. Ăa mĂ©rite clairement un article, et ce sera pour les prochains jours.
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